Pour l´abolition de la societé marchande pour une societé vivante

Pour l´abolition de la societé marchande pour une societé vivante

Prólogo: sdsd

Editorial: Rivages

Páginas: 137

Año: 2004

EAN: 9782743613051

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« Le pamphlet répond à deux préoccupations : rappeler vers quelle impasse la dictature de la rentabilité est en train de mener les hommes en dévastant les ressources planétaires. Montrer que la contestation se condamnera à l´impuissance tant qu´elle n´aura pas misé - avec l´intention de la dépasser - sur la seule et véritable nouvelle économie, celle qu´instaurent le mode de production d´énergies naturelles gratuites, l´agriculture « biologique », le retour à la valeur d’usage et à la qualité des produits, la reconstruction d’un environnement en accord avec l’aspiration individuelle à une destinée moins navrante. Nous assistons avec une passivité navrante, à une mise en coupe réglée de la planète par des associations d’intérêts, qui accroissent leur puissance financière en démantelant partout les secteurs utiles à la société et en attisant des conflits locaux qui s’apparentent à des guerres de gangs. Des organismes bureaucratiques tels que le FMI ou l’OMC prêtent un semblant d’honorabilité à une politique mafieuse puisant dans les dernières ressources des populations du globe l’argent désormais investi dans les circuits fermés de la spéculation boursière. Nous sommes confrontés à un système autodestructeur qui court à la faillite financière parce qu’il tourne sur lui-même, dévaste la terre, perturbe le climat, accroît cette misère qui, alliée au désespoir, multiplie les comportements suicidaires - dont le terrorisme n’est que l’épiphénomène -, contamine, à travers le cycle de la délinquance et de la répression policière, une existence quotidienne exposée aux lois aléatoires du marché.
Le chaos agencé à des fins de rentabilité à court terme par le capitalisme financier dissimule à beaucoup, induits à se lamenter et à s’indigner en vain plutôt qu’à vouloir changer le cours des choses, les signes d’une mutation qui oppose au système totalitaire de l’argent, sans autre usage que sa reproduction virtuelle, la conscience d’un véritable progrès humain. L’histoire n’a connu que des modes de gouvernement qui vouaient les hommes à la damnation en prétendant assurer leur salut. Ce qui existe aujourd’hui à l’échelle de la planète est une tyrannie omniprésente du profit, qui mise sur le caractère archaïque des pratiques contestataires pour conforter la servitude volontaire des masses. Une révolte incapable de créer des conditions sociales radicalement nouvelles ne fait qu’ajouter sa pollution aux eaux sales de la rentabilité à tous prix . » Raoul Vaneigem