Etre humain, Vol. 1, Carl Th. Dreyer, Ingmar Bergman

Etre humain, Vol. 1, Carl Th. Dreyer, Ingmar Bergman

FichaTextoEditorial Galilée

FichaTextoPaginas 116

FichaTextoAno 2009

FichaTextoEan 9782718608051

$3.00
FichaTextoEnvio
FichaDisponibilidadDescatalogado
FichaDisponibilidadDescatalogadoSecundario

Les deux études ici rassemblées ont des économies différentes. J´ai essayé d´aborder Dreyer sous l´angle de l´adaptation ou, pour être plus précis : pour la façon tout à fait singulière et spécifique qu´il a, partant de trois pièces de théâtre, d´en construire la substance de trois films, jour de colère, Ordet, Gertrud. Si le principe en est connu - Dreyer lui-même n´a pas manqué de le désigner -, une analyse comparative met, à chaque fois, clairement en évidence ce qui fait la particularité et la beauté de ce cinéma-là. J´ai appelé cette première étude : " Le feu sous l´épure ", marquant l´extraordinaire force que tire Dreyer du principe de condensation à l´œuvre dans ses adaptations. Devant Bergman, le problème est différent. Tant par l´ampleur de l´œuvre que par la masse des études qui l´environnent. La lecture que j´engage ici cherche à approcher sa manière particulière d´inscrire l´autre, l´autre en soi, tout autant que le en soi-l´autre. Ce que l´on peut désigner, d´un trait, par le fameux regard-désir de Monika-Harriet Andersson dans Un Été avec Monika ; regard qui prend toute sa force à être confronté à ce regard-au-secours de la même Harriet dans Cris et chuchotements autant qu´à ce regard-appel-à-l´aveu-confidence de Marianne-Liv Ullmann dans Sarabande. Gestes, postures, masques et nudités, démons intimes et de l´intime, monstres qui (nous) ingèrent, dits et silences, mots et dédits qui, déployés sur l´œuvre entier, instruisent la vérité des personnages - autant que des spectateurs -, en cette invention sans fin de l´autre (absent) qu´est le cinéma bergmanien. Force et beauté d´un cinéma, celui de Dreyer comme de Bergman, qui donne à voir et à savoir ce qu´être humain veut dire.

FichaTituloOtros